Société nationale d’affrètements [PLM]

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Numéro
FR1957ABA05401
Pays
France
Année
1957
Type
Médaille
Thème
Non ferroviaire
Editeur
 
Graveur principal
Joly (R.)
Forme globale
Ronde
Forme de la tranche
Lisse
Dimension
54,0 mm
Métal
Bronze
Avers
Une locomotive à vapeur fumante, portant l’inscription « PLM », dont les volutes de fumée englobent un cargo portant l’inscription « SNA ». En-dessous : 1916. A gauch : R. JOLY.
Revers
Sur le pourtour supérieur : STE NATIONALE D’AFRETEMENT. Au centre : S ∙N ∙ A ∙ 5 / CARGO A MOTEUR / 5∙700 T / CHANTIERS ET ATELIERS DE PROVENCE / (pavillon de la compagnie d’affrètement) / 1957.
Tranche
néant
Commentaires
La société nationale d’affrètement [SNA] est une compagnie de transport maritimes fondée par la PLM au cours de la première guerre mondiale pour transporter le charbon entre les ports anglais et Marseille, alors que les sous-marins allemands contrôlaient les côtes de la Manche.

Avant la guerre de 1914-1918 les mines du Nord approvisionnaient presque en totalité les chemins de fer, et fournissaient en briquettes la Marine Nationale, la Cie Générale Transaltantique et les Messageries Maritimes. Les compagnies P.O. et du Midi avaient des intérêts dans certaines mines. Pour le reste, les chemins de fer importaient du charbon anglais payant petit fret. La guerre vint tout changer. De 10 francs la tonne en 1914, le taux de fret était passé à 35 francs en 1915, 150 francs en 1917 pour atteindre 180 francs au cours de la dernière année de la guerre et redescendre aux alentours de 100 francs à la fin de celle-ci. Les compagnies de chemin de fer avaient donc tout intérêt à créer leur propre flotte, ce qu'elles firent.
C'est de cette époque que datent les premiers achats (sur le marché de l'occasion) de navires charbonniers par les compagnies de chemin de fer. Cette « ingérence » dans le transport maritime permettait à ces compagnies d'obtenir pour leur charbon des taux de fret beaucoup plus bas qu'en faisant appel à une compagnie indépendante. Ultérieurement, cet avantage s'amenuisa et les navires, employés à des tâches de transport diversifié (allant des arachides aux phosphates en passant par le matériel ferroviaire) ne furent plus nommés « charbonniers » que par habitude, jusqu'à leur suppression de la flotte de la compagnie ferroviaire.
Le P.L.M. acquit son premier navire, Marseille, en 1916, un vieux cargo anglais de 1887. Puis en 1916 P.L.M. premier du nom, fut acquis et appelé P.L.M. 1. Il devait être coulé pendant la guerre.
Jusqu'au P.L.M. 10, tous les bateaux seront des navires d'occasion disparates, mais à partir de P.L.M. 12 tous les navires neufs seront standard : 105 m, 6 000 tpl, 2 357 ch, 11,5 nds. La série suivante, P.L.M. 20 à 27, portait 8 600 tpl, et avait des panneaux plus larges pour pouvoir décharger plus vite. L'exploitation des P.L.M. sera confiée à la Société Nationale d'Affrètement, 90 rue St-Lazare, à Paris. Tous ces navires du PLM 12 à 27 furent construits par le chantier Smith's Dock, South Bank, à Middlesborough. Tous furent immatriculés à Rouen et placés en gérance auprès de la S.N.A. Ils naviguèrent au cabotage international, transport de charbon de Grande-Bretagne, selon les annuaires du Comité Central des Armateurs de France de cette époque. La majorité d'entre eux disparaîtra au cours de la seconde guerre mondiale.
Comme celui du P.L.M., le réseau du P.O. devait se constituer une flotte, et ce, pour les mêmes raisons d'économie sur les frets. La filiale maritime du P.O. installée à Nantes, s'appelait la Société Maritime Auxiliaire de Transport. En 1929, la gestion de l'ensemble de cette flotte était confiée à la compagnie Delmas-Vieljeux et certains des navires étaient vendus au début des années trente.
A la création de la S.N.C.F., la nouvelle compagnie est propriétaire dès son premier jour d'existence, outre le matériel ferroviaire, de plusieurs navires qui appartenaient aux compagnies privées disparues. Elle se place, par le tonnage total, parmi les toutes premières compagnies maritimes du pays. Sa flotte comprend 32 navires ainsi répartis :
# 3 malles à passagers,
# 3 cargos qui assurent le transport régulier des marchandises entre Dieppe et Newhaven,
# 26 charbonniers parmi lesquels :
- 12 proviennent de la flotte du P.O. et portent des noms de dépôts ferroviaires importants, ils sont gérés depuis 1929 par la Société Delmas Vieljeux
- 14 proviennent de la flotte du P.L.M. et portent comme nom des numéros précédés du sigle P.L.M. , ils sont gérés par la Société Nationale d'Affrètement .
Comme celles des autres compagnies françaises, la flotte de la SNCF est grandement mise à contribution durant la Seconde guerre mondiale. Au retour de la paix, le bilan matériel est lourd, la compagnie a perdu de nombreuses unités. Aucun paquebot n'est en état d'être remis en service, Bordeaux est l'unique cargo à avoir traversé le conflit. Trois PLM seulement restent en flotte, les 13, 14 et 17. Parmi l'ancienne flotte charbonnière du Paris-Orléans, ne subsistent qu'Agen, Tours et Vendôme.
Mots clefs
Entreprise / Organisation : PLM
Matériel : Bateau, Locomotive à vapeur
Lien permanent
http://www.numisrail.fr/medailles/?ref=FR1957ABA05401
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